Départ le 5 avril 2009 - Belle-Île-en-Mer / Marie-Galante
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Le 26/04/2009La dernière séance
Clap de fin… Avec l’arrivée de Louis-Maurice Tannyères (Nanni Diesel) en milieu d’après-midi ce dimanche, le rideau est retombé sur les acteurs de la Transat BPE Belle-Île-en-Mer – Marie-Galante. Pour les treize navigateurs, passées les premières heures à refaire la course, ce sera le temps du repos, du tourisme sur l’île, avant de commencer à se projeter sur la suite de la saison de course.
33 heures 28 minutes 27 secondes : c’est le temps qui sépare Gildas Morvan (Cercle Vert), vainqueur de cette Transat BPE, de Loupi Tannyères qui eut le redoutable honneur de refermer sur son tableau arrière cette édition. Trente trois heures, ce n’est rien à l’échelle d’une carrière de navigateur, mais c’est un monde sur la ligne d’arrivée devant Marie-Galante. Quand l’un va devoir gérer les sollicitations multiples des officiels, de la presse, des autres concurrents, l’autre devra compter sur l’attention chaleureuse de ses proches et des amis intimes. Il est toujours plus facile de voler au secours de la gloire.De Nicolas Troussel (Financo) à Louis-Maurice Tannyères, tous savent, qu’hormis quelques aficionados, leur classement rejoindra les limbes de la mémoire du petit monde de la course au large… Pour certains, domine une frustration légitime au regard des ambitions affichées, quand d’autres trouvent de véritables motifs de satisfaction dans le fait d’avoir bouclé leur parcours. C’est un Gérald Veniard (Macif) qui n’avait de cesse de répéter à quel point cette navigation solitaire l’avait comblé, tant ce dialogue face à soi-même lui avait semblé riche. Armel Tripon (Gedimat) et Franck Le Gal (Lenze) n’avaient, quant à eux, de cesse de redérouler le fil de leur régate au couteau depuis la sortie du golfe de Gascogne… Aller au bout de ses rêves, ne rendre de compte à personne, garder des contacts avec ses proches, fugitifs mais chargés d’intensité, autant de cadeaux inestimables, pour peu qu’on sache en profiter. Isabelle Joschke (Synergie) ne disait pas autre chose, quand après un long parcours semé de chausse-trappes, elle était accueillie par la ferveur d’une île et le parrain de la course, Monsieur Voulzy en personne. La jeune demoiselle aurait mauvaise grâce, après un tel accueil, de ne pas confesser, même à titre précaire, un cœur grenadine.
Une transition nécessaire
Victor Jean-Noël (Pays Marie-Galante) n’a pas eu besoin d’effectuer une telle conversion : le retour au pays fut à la hauteur des attentes du navigateur. Malgré l’heure matinale, le ban et l’arrière-ban de ces supporters avaient fait le déplacement pour saluer le retour de l’enfant prodigue. Un petit tour d’honneur avant de venir à quai pour enfin reprendre pied avec la vie quotidienne. Pour d’autres encore, la transition présentait même un caractère parfois brutal, peu propice à la transmission de ses émotions et de ses souvenirs. Adrien Hardy (Agir Recouvrement) surgi du milieu de la nuit, était brutalement plongé dans la folie d’une fête populaire mobilisant force sonorisation… les accents du zouk peuvent parfois, à trop fortes doses, provoquer des blocages momentanés de l’expression. On devrait pouvoir proposer une sorte de sas de décompression à tous ceux qui reviennent d’un long parcours de solitude… C’est sans conteste, ce qui fut nécessaire à Yannig Livory (CINT 56), sorti sans vergogne de vingt jours d’un parcours initiatique, à naviguer sans aucun contact avec l’extérieur, sans informations sur la course, sans repères. Certaines prisons peuvent parfois avoir des airs de cage ouverte sur le monde… Louis-Maurice Tannyères n’a pas connu ces affres, lui qui avouait avoir explosé son forfait téléphone à force de converser avec sa femme ou ses amis. L’aventure est parfois suffisamment puissante pour ne pas avoir besoin d’y rajouter des contraintes supplémentaires.
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Trophée AG2R LA MONDIALE de la Performance Solidaire
Le dernier Trophée AG2R La Mondiale a été attribué le 24 avril 2009 , veille de l'arrivée des bateaux.
Météo
Bulletin du samedi 25 avril 09 à 11h pour la TRANSAT BPE
Situation pour l'arrivée : entre samedi et dimanche... L'atterrissage des premiers concurrents sur Marie-Galante s'est effectué dans des conditions plus instables. L’alizé est toujours au rendez-vous mais contrarié par des grains. Une force parfois défaillante, il faut se contenter d’une force 4 en moyenne, et une direction changeant souvent entre l’ENE et l’ESE, ce qui donne lieu à de nombreux empannages. Les grains aussi sont plus fréquents. L’état de la mer est toujours essentiellement constitué d’une houle relativement courte de 2.0 à 2.5m, parfois croisée et hachée au passage des grains.


















